La violence dans les jeux vidéos

gtaV

Débat éternel qu’est la violence des jeux vidéos. Trop souvent pointée du doigt par les médias, je me devais de défendre un de mes loisirs favoris !

 

Bien trop souvent, lorsqu’un fait divers un brin macabre se déroule, les journalistes ont tendance à ressortir cette phrase comme mélopée : « Cette personne jouait trop aux jeux vidéos ». Et bien sûr, on pointe du doigt des jeux comme GTA comme le parfait complice de ces actes odieux. En tant que gamer, je me suis donc toujours demandé si j’étais un tueur en puissance (parce qu’après tout, la presse ne ment jamais) ou que ces actes n’étaient dus aux fait que de quelques brebis galeuses.

 

 

Il faut dire que le jeu vidéo est un média assez récent. Et la nouveauté a toujours fait peur. Au début de la cinématographie, les films avaient également la réputation de corrompre la jeunesse. Les études qui travaillent dessus arrivent en permanence à des résultats contradictoires. Pour une étude qui déclare que le jeu améliore les réflexes et la vision, une autre dira que le jeu provoque des pensées agressives. Et dans cet océan d’informations, il est difficile de savoir qui croire. Je dois avouer que même moi, joueur depuis mes 6 ans, j’ai du mal à m’y retrouver. Entre les politiques qui n’ont jamais touché un joystick et qui aiment faire peur à la ménagère et les médias qui sont,trop souvent, totalement ignorant sur le sujet, je comprends tout à fait que la personne lambda se questionne.

 

La pochette de ce "jeu"
La pochette de ce « jeu »

Selon moi, le jeu vidéo dans son ensemble serait plutôt une espèce d’exutoire. Une façon d’évacuer nos besoins les plus primaires. Je prends l’exemple du Japon et du jeu Rapelay. Le but de ce jeu (immonde) est de violer plusieurs jeunes filles. Ce « jeu », on le trouve limite entre la dernière cartouche de Pokémon et les bonbons. Nous pouvons donc penser qu’un jeu donnant une image « cool » du viol pourrait avoir provoqué une vague d’agressions sexuelles sans précédent sur l’archipel nippon. Détrompez vous, malgré cela, le Japon a un des taux de viol le plus bas du monde. On peut également y voir une forme d’évasion. Dans ce monde où presque tout à été exploré et découvert, l’Homme a besoin de rêver. Malheureusement pour nous, nous vivons dans une période où la Science nous enlève toutes les formes d’évasion. Trop tard pour aller explorer les océans et trop tôt pour l’exploration spatiale. Nous sommes les enfants oubliés de l’Histoire comme dirait l’autre… Un des seuls moyens de nous évader reste le jeu.

La fameuse mission polémique de Call of Duty
La fameuse mission polémique de Call of Duty

Je me dois quand même de rester honnête. Oui, le jeu vidéo est violent. Il est violent au même titre que le cinéma, la télévision ou même encore le théâtre. Il m’est même arrivé d’être mal à l’aise devant certaines séquences. Je repense, entre autres, à la scène tant décriée de Call of Duty : Modern Warfare 2. Dans cette séquence, on incarne un terroriste dont le but est de faire le plus de victimes civiles dans un aéroport. Cette phase est une véritable boucherie et j’avoue ne pas avoir eu énormément de plaisir à la faire. Peut-être trouverez-vous cela ridicule de ma part de me soucier de l’état de santé de pixels, moi pas. Cette violence était  effrayante, terriblement ancrée dans notre quotidien. Ce genre d’acte arrive régulièrement sur la surface du globe et il était très difficile de ne pas faire de parallèles face à la réalité.  Cette séquence avait été inspiré par le réel, c’est ça qui la rendait difficile à jouer. Ce jeu vidéo était inspiré par une société violente. Je me suis donc interrogé : « Est-ce que les jeux vidéos rendent la société violente ou est-ce que les jeux sont violents car ils sont fabriqués dans une société totalement folle ? ». Forcément, le processus créatif d’un jeu est guidé par ce que les développeurs vivent. Chaque lecture, chaque son, chaque information aura une influence même minime. Peut-on faire un jeu de guerre non-violent ? Peut-être, mais ce sera très difficile car si l’on veut faire quelque chose de réaliste, on se doit de se rattacher au réel. Et le réel d’une guerre, c’est une violence quotidienne (et stupide).

 

Attention qu’ici, je n’essaye pas de dédouaner totalement le fait que certaines images puissent choquer ou déstabiliser certains esprits un peu fragiles. Mais bien souvent, quand on regarde les affaires un peu plus en détails, on se rend vite compte que le profil des personnes est souvent le même. Il s’agit souvent de jeunes personnes (entre 12-18 ans). Or, les jeux controversés sont déconseillés à la vente pour les personnes mineures. Alors qui sont les personnes à blâmer ? On peut y voir deux responsables. D’un côté, les revendeurs qui sous la contrainte de faire des bénéfices pour remplir leur assiette, se doivent de vendre en masse. Et de l’autre côté, nous avons les parents, qui sous le prétexte d’avoir la paix, achètent n’importe quoi sans se soucier des recommandations d’âge. Est-ce normal qu’un gosse de dix ans se retrouve avec une copie d’un titre comme Battlefield ? Absolument pas !

 

De nombreux pays l’ont d’ailleurs compris et ont commencé à créer des lois et un encadrement pour éviter ce genre de débordements.Au Royaume-Uni, un jeu labellisé « 18+ » est totalement interdit à la vente aux mineurs, les contrevenants pouvant être pénalisés d’une amende. En Australie, jusqu’en 2012, la loi était encore plus stricte, la législation interdisait que les jeux vidéos puissent être « 18+ », de nombreux jeux ont donc été censuré ou même carrément interdit à la vente (Par exemple, Left 4 Dead et GTA IV ont été interdit). Il y a également la fameuse norme PEGI (pour Pan European Game Information) qui a été mise en place par l’Union Européenne. Cette norme (qui est juste une recommandation d’âge) classe les jeux en cinq catégories d’âge. Pour info, la norme la plus stricte qui recommande les jeux aux plus de 18 ans ne représente que 4% du marché !

 

Minecraft est une des preuves que la violence n'est pas ce qui motive les joueurs
Minecraft est une des preuves que la violence n’est pas ce qui motive les joueurs

4%  sur la multitude de jeux sortis, inutile de dire que cela ne représente rien du tout. A côté de tout ça, il y a une myriade de jeux qui sont des odes à l’évasion, à la créativité, à la coopération et j’en passe. Franchement, si le jeu vidéo avait vraiment un si grand pouvoir manipulateur, avec un jeu comme Minecraft, on aurait un bon paquet d’architectes sur les bancs d’école là… Et je ne pense pas que Lea, passion vétérinaire a lancé énormément de vocations. Le jeu vidéo, comme beaucoup de passions, doit être pris avec du recul. Les parents ont un gros travail d’éducation et de dialogue à faire avec leurs enfants. Bien souvent, ils se contentent de juger sans comprendre. Parents, jouez avec vos enfants, découvrez ces mondes imaginaires et ce que votre enfant y recherche. Je suis persuadé que vous en apprendrez beaucoup sur votre progéniture et peut-être même que vous découvrirez les joies simples mais néanmoins défoulantes de démembrer des zombies. Le jeu, avant d’être la cause de tous les maux de notre société, peut être un incroyable moment de partage.

 


Les jeux d’ordinateur n’ont pas de répercutions sur la santé des enfants, je veux dire si Pacman nous avait affecté étant gosses, on courrait tous dans une salle obscure, en bouffant des comprimés et en écoutant de la musique répétitive… 

Kristian Wilson

 

Nicolas

Nico, 27 ans, touche-à-tout professionnel depuis 15 ans. Je n'ai pas vraiment de spécialité, je m'intéresse vraiment à tout. (et peut-être même à ta soeur). Sinon, j'aime les FPS, les (MMO)RPG, les STR, les simulations, bref, tout ! (Sauf Dark Souls, c'est trop dur !)

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