Le manga pour tous !

Vos parents ne vous comprennent pas ? Ils se demandent le plaisir que vous pouvez avoir en lisant des japaniaiseries à longueur de journées ?  Vous pouvez arrêtez les marchandages aux suicides, je suis là pour vous aider ! (Par contre, je vous promets pas que votre papa va se cosplayer en Naruto à la prochaine Japan Expo…)

 

Carte d’identité

monster

 

Auteur  : 
Naoki Urasawa

Editeur :
Kana

Genre :
Thriller

Tomes :
18 (série finie)

Pour Papa : Monster

 

Ici, c’est directement du lourd… Bon nombre de gens que je fréquente, et qui n’aiment pas le manga, adorent « Monster ». Qu’est ce qui peut justifier ça ? Un scénario digne des meilleurs films de Fincher avec une histoire reprenant des faits historiques d’une Allemagne encore divisée par le Mur. Et rajoutez à ça des faits très ancrés dans notre bonne vieille Europe, une incroyable intelligence dans l’écriture et un graphisme très léger… Et vous obtenez un chef d’oeuvre qui devrait bientôt bénéficier d’une adaptation en série pour HBO par Del Toro (excusez du peu !)

Nous y suivons l’histoire du docteur Kenzo Tenma, jeune chirurgien japonais promis à une belle carrière dans son hôpital de Düsseldorf. Pourtant, un jour, il refuse de donner en priorité ses soins au maire de la ville et préfère opérer un garçon blessé d’une balle dans la tête, arrivé à l’hôpital avant le maire. Le garçon s’en sort, mais le maire, confié à un autre chirurgien, décède. Le Dr Tenma est alors rétrogradé par le directeur de l’hôpital et doit mettre un terme à ses rêves.

Neuf ans plus tard, une vague d’assassinats sans précédent secoue l’Allemagne et le tueur serait le jeune garçon que Tenma aurait sauvé auparavant… Se sentant complice malgré lui de ces assassinats, il quittera son travail pour traquer le « monstre ». Malheureusement pour notre jeune docteur, sa quête sera révélera être bien plus difficile que prévu.

Toute l’oeuvre d’Urasawa vaut le coup d’œil. Si vous aimez Monster, vous apprécierez également « 20th Century Boys » et son petit dernier « Billy Bat ».

 

 

 

 

Carte d’identité

QuartierLointainint_18112006

 

Auteur  : 
Jiro Taniguchi

Editeur :
Casterman

Genre :
Tranche de vie, drame

Tomes :
One shot

Pour Maman : Quartier Lointain

 

Quartier Lointain, rien d’en écrire le titre, j’en attrape la chaire de poule. L’auteur de ce manga, Jiro Taniguchi, est de loin mon auteur préféré. Il fait partie de ces rares personnes qui arrive à sublimer son art. Avec lui, on est dans la contemplation cinématographique. Tantôt manga, tantôt poésie picturale, on est vite pris par ces histoires simples (et non simplistes, comprenez bien la nuance !). Son nom a largement traversé les frontières et lui a déjà permis de travailler avec les plus grands noms du 9éme Art (Moebius et Morvan par exemple). Il a également remporté le prix du scénario à Angoulême en 2003 pour l’oeuvre dont je vais vous parler.

L’histoire de Quartier Lointain est la réponse que Taniguchi donne à la question que toute personne s’est déjà posé une fois dans vie :  « Si je recommençais ma vie en redevenant enfant mais en conservant mes connaissances d’adultes, que ferais-je ? ». Nous y suivons l’histoire d’un salaryman de 48 ans. Après un voyage d’affaire, il se trompe de train et par hasard se retrouve sur le trajet qui le ramène à Kurayoshi, sa ville natale. Il en profite pour se rendre sur la tombe de sa mère après des longues années sans être venu. Après avoir rendu hommage sur la sépulture de sa défunte mére, il fait un malaise et se réveille, quelques instants plus tard, dans la peau de ces quatorze ans, dix mois avant la disparition inexpliquée de son père.

 

 

 

 

 

 

Carte d’identité

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Auteur  : 
Konami Kanata

Editeur :
Glénat Kids

Genre :
Humour, animal

Tomes :
11 volumes (toujours en cours)

Pour la petite soeur : Chi

Ici, nous entrons dans une alerte kawaï de level maximum ! Oubliez les scénarios alambiqués, les instants de bravoure et des scènes de bastons dantesques, ici nous allons parler de chat !

Nous y suivons l’histoire d’un jeune chaton un peu crétin (ce qui est un peu le propre des chatons en fait). Lors d’une promenade avec sa maman et sa fratrie, il se retrouve perdu en plein milieu d’un parc. Heureusement pour lui, il se verra adopté par le jeune Yohei et sa maman. Nous suivrons donc les aventures amusantes (surtout si vous avez/avez eu un chat dans votre vie) de la petite famille japonaise classique et son petit félin totalement idiot.

Bon d’accord, ce n’est pas du grand manga, mais c’est très plaisant à lire. Les traits ronds de Kanata donnent un côté vraiment mignon aux personnages (majoritairement des chats) et on se retrouve souvent à sourire comme un con devant les gags. Nul doute que ça plaira également à votre grand-maman qui ne vous laisse pas vous asseoir dans le beau fauteuil parce que c’est celui du chat et que vous, vous êtes là que pour l’héritage. Un autre point positif de ce manga est qu’il explique un peu le rôle et la place de l’animal domestique au Japon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte d’identité

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Auteur  : 
Chuya Koyama

Editeur :
Pika Edition

Genre :
Science-fiction

Tomes :
9 volumes (toujours en cours)

Pour le petit frère : Space Brothers

Alors oui, j’aurais pu parler d’un shonen tout à fait classique ici, j’hésitais d’ailleurs fortement à présenter soit Toriko ou One Piece. Mais voilà, c’est d’un classicisme presque ennuyant et je suis tombé récemment sur cette petite pépite très intéressante. Parents, vous qui hésitez à acheter des BD ou des mangas à vos enfants, faites moi confiance et achetez ceci les yeux fermés ! Et je ne suis pas le seul à le dire, ce manga a gagné de nombreux titres au Japon dans le très convoité Prix Shōgakukan. Le manga est également publié en France avec la collaboration du Centre National d’Etudes Spatiales.

Nous sommes au Japon, en 2025 et la conquête de l’espace a repris de plus belle. Mutta et Hibito, deux frères japonais se retrouvent tout deux à une période charnière de leurs vies. Alors que Hibito est devenu astronaute et décolle pour son premier voyage lunaire, Mutta est licencié de son travail de designer automobile. Ce dernier commence donc les tests pour devenir astronaute et ainsi respecter la promesse fait à son frère des années plus tôt.

Bien dessiné, drôle et instructif, ce manga est un must-have dans toutes bonnes bibliothèques !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte d’identité

silentvoice

 

Auteur  : 
Yoshitoki Oima

Editeur :
Ki-oon

Genre :
Drame

Tomes :
2 volumes (toujours en cours)

série finie au Japon en 9 volumes.

Pour la grande soeur : Silent Voice

Ici, plus surprenant, je conseille un shonen pour des jeunes filles. J’avoue que je ne comprends pas pourquoi cette oeuvre est classé comme telle, tant nous entrons ici dans une oeuvre où le thème est universel et pourtant presque totalement passé sous silence (sans mauvais jeu de mots) par la bande dessinée : le handicap. Souvent représenté de façon maladroite ou sombrant inutilement dans le pathos, le sujet est trop mal brossé dans les oeuvres. Mais ça c’était avant ! Silent Voice est un bijou. Pas de sentimentalisme inutile, juste une histoire vraie… Parfois dure, mais terriblement humaine.

Ishida est un jeune collégien totalement rebelle passant le temps en jouant à des jeux insensés en permanence. Un jour, Nishimiya rejoint sa classe et essaye de s’y intégrer. Malheureusement pour elle, elle est atteinte de surdité et est « maltraité » par ces condisciples menés par Ishida. Mais tout cet acharnement se retourne contre lui. Une fois au Lycée, Ishida décide de retrouver Nishimiya pour s’excuser et finalement il commencera à apprendre la langue des signes pour se rapprocher d’elle.

A la base, ce manga était prévu comme one-shot mais vu le grand succès tant public que critique, il a été décliné en 9 volumes. Il faut également souligner que la mère de l’auteur est interprète en langue des signes, ce qui explique l’excellence de la documentation et des histoires racontées.

 

 

 

 

 

 

Carte d’identité

Rainbow

 

Auteur  : 
George Abe

Editeur :
Kaze

Genre :
Drame

Tomes :
22 volumes

 

 Pour le grand frère : Rainbow

Et je termine par la bombe de ma sélection familiale ! Rainbow est une oeuvre coup de poing, un électrochoc dans votre étagère. Je pourrais utiliser des tonnes de superlatifs pour décrire cette oeuvre mais je passerais à côté de l’essence même de l’oeuvre  !

Nous sommes en 1955, le Japon est exsangue et tente de se reconstruire. Dans cet amas de crasse et de débris, nous suivons les aventures de 7 adolescents : Anchan, Mario, Heitai, Kaybetsu, Suppon, Jô et Baremoto. L’histoire se déroule en deux phases. Dans la premiére, ces sept gars se retrouvent dans la même cellule de la maison de redressement de Shonan. Rapidement, les conditions de détention difficiles (coups, viols et harcèlements) permettent aux adolescent de créer des liens d’amitié très forts. Anchan, étant tombé sur des preuves pouvant faire incarcérer le directeur de la prison, se voit menacé par des gardes. Les six autres devront l’aider à quitter l’enfer carcéral.

Dans la deuxième partie du manga, les personnages ont purgé leur peine et se retrouvent à vivre par leurs propres moyens. L’aventure se découpe alors en plusieurs histoires, chaque histoire se centrant sur un personnage en particulier. Chaque aventure sera l’occasion de montrer le lien fraternel qui unit les protagonistes et permettra à chacun d’entre eux de se rapprocher de plus en plus vers leur rêve.

Dur, violent mais terriblement ancré dans le réel, Rainbow est un indispensable. Seul petit bémol de la série, certains tomes ne sont plus réédités et coûte maintenant une petite fortune sur le marché de l’occasion.

 

 

 

 

 

 

Nicolas

Nico, 27 ans, touche-à-tout professionnel depuis 15 ans. Je n'ai pas vraiment de spécialité, je m'intéresse vraiment à tout. (et peut-être même à ta soeur). Sinon, j'aime les FPS, les (MMO)RPG, les STR, les simulations, bref, tout ! (Sauf Dark Souls, c'est trop dur !)

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